8 au 15 mars 2025 : Semaine nationale du Rein – Sensibilisation à la santé rénale

Selon les données de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), la prévalence de la maladie rénale chronique a considérablement augmenté ces dernières années. En France, environ 3,5 millions de personnes souffrent de maladie rénale chronique (MRC), et ce chiffre pourrait continuer de croître en raison du vieillissement de la population et de l’augmentation des facteurs de risque tels que l’obésité et le diabète (source : Santé Publique France).
La Semaine nationale du Rein, organisée chaque année par l’association France REIN, se déroule cette année du 8 au 15 mars 2025. Cet événement national a pour objectif de sensibiliser les populations à risque concernant la maladie rénale chronique (MRC), une pathologie souvent silencieuse qui touche de plus en plus de personnes en France.
La maladie rénale chronique est souvent asymptomatique jusqu’à des stades avancés, où l’insuffisance rénale terminale peut survenir. À ce stade, les reins ne fonctionnent plus correctement, nécessitant des traitements lourds comme la dialyse ou une greffe. Toutefois, un dépistage précoce permet une détection et une prise en charge appropriées, ce qui peut ralentir, voire stopper, l’évolution vers une insuffisance rénale grave.
Les facteurs de risque de la maladie rénale chronique : identifiez-les et agissez !
Certaines personnes sont plus vulnérables à cette maladie. Les facteurs de risque incluent :
- L’hypertension artérielle : souvent sans symptômes évidents, mais elle peut endommager lentement les reins.
- Le diabète de type 2 : qui entraîne un excès de sucre dans le sang, pouvant endommager les glomérules rénaux.
- L’obésité : qui est souvent associée à une hypertension et un diabète, augmentant le risque de dégradation rénale.
- Les antécédents familiaux de maladies rénales : un facteur génétique pouvant prédisposer à des pathologies rénales.
- Les traitements médicamenteux : certains médicaments, tels que les anti-inflammatoires non stéroïdiens ou la chimiothérapie, peuvent avoir un impact négatif sur la fonction rénale.
- Les maladies cardiovasculaires : les personnes souffrant de maladies cardiaques doivent être particulièrement vigilantes.
Il est recommandé pour les personnes présentant ces facteurs de risque de réaliser un dépistage annuel, afin d’agir rapidement en cas de signe précurseur.
Un dépistage simple et accessible
Le dépistage de la maladie rénale est simple et repose sur deux examens principaux :
- Un prélèvement sanguin pour mesurer la créatinine et évaluer la fonction rénale à travers le débit de filtration glomérulaire.
- Un recueil d’urine pour mesurer l’albuminurie, un marqueur de l’atteinte rénale.
Ces examens peuvent être réalisés en laboratoire ou à domicile sur prescription médicale. Il n’est pas nécessaire d’être à jeun pour le prélèvement sanguin. Le recueil d’urine doit être effectué avec un échantillon frais.
Si vous êtes un patient à risque, parlez-en à votre professionnel de santé habituel !